(1091–1157)
Un des grands maîtres du chán. Il a remis la méditation assise sans objet (zazen) au centre de la pratique des moines.
Hongzhi ZhengjueHongzhi Zhengjue (1091–1157), disciple de Danxia Zichun. venait de l’ancienne province de Xi (aujourd’hui la région du comté de Xi dans la province du Shanxi). Brillant jeune érudit, il excellait dans l’étude des classiques confucéens. Tout au long de sa vie adulte, HongzhiHongzhi Zhengjue (1091–1157), disciple de Danxia Zichun. a vécu et enseigné dans l’ancienne Mingzhou, la région autour de la ville moderne de Ningbo dans la province du Zhejiang. Son surnom, TiantongTiantong Rujing (1163–1228), disciple de Xuedou Zhijian., est dérivé d’un célèbre monastère bouddhiste de montagne de cet endroit. TiantongTiantong Rujing (1163–1228), disciple de Xuedou Zhijian. était l’un des « Cinq Montagnes », cinq principaux monastères zen qui servaient de centres administratifs pour le système monastique zen sous la dynastie Song.
Le père de HongzhiHongzhi Zhengjue (1091–1157), disciple de Danxia Zichun. pratiquait le zen sous la direction d’un maître nommé Fotuo Xun. Un jour, le maître zen désigna le jeune HongzhiHongzhi Zhengjue (1091–1157), disciple de Danxia Zichun. et dit à son père : « L’harmonie de cet enfant avec la Voie est extraordinaire. Ce n’est pas une personne du monde de poussière. S’il quitte la maison, il sera un véhicule du Dharma. »
À onze ans, HongzhiHongzhi Zhengjue (1091–1157), disciple de Danxia Zichun. entra dans les ordres. Il n’avait que quatorze ans lorsqu’il fut ordonné moine au temple Ziyun. À dix-huit ans, il partit en pérégrination, jurant à ses maîtres de ne pas revenir avant d’avoir résolu la « grande affaire » de la vie et de la mort.
En voyageant à Xiangshan à Ruzhou, HongzhiHongzhi Zhengjue (1091–1157), disciple de Danxia Zichun. étudia avec un maître zen et ancien disciple de Danxia ZichunDanxia Zichun (1064–1117), disciple de Furong Daokai. nommé Kumu Facheng. Le nom « Kumu » signifie « souche ». Le terme était alors utilisé plus tôt pour décrire les disciples du maître zen Shishuang QingzhuShishuang Qingzhu (807–888), disciple de Daowu Yuanzhi. (807-888), qui s’assoyaient jour et nuit en méditation tels des « souches d’arbre ». Facheng a reçu ce nom en suivant les traces de Shishuang QingzhuShishuang Qingzhu (807–888), disciple de Daowu Yuanzhi., maintenant la dévotion à zazen au centre de la pratique zen.
Cette pratique influença profondément HongzhiHongzhi Zhengjue (1091–1157), disciple de Danxia Zichun.. Plus tard, il fut connu comme le partisan de « l’illumination silencieuse zen ». L’expression se réfère à la bouddhéité manifestée de s’asseoir dans la méditation silencieuse. Cette approche de la pratique attira des centaines de moines au temple de Tiantong.
Un jour, alors que les moines du mont Xiang chantaient le Soutra du Lotus, HongzhiHongzhi Zhengjue (1091–1157), disciple de Danxia Zichun. fut instantanément illuminé en entendant la phrase : « Ton œil qui existait avant la naissance de tes parents voit tout dans les trois mille royaumes. » Il alla ensuite voir Facheng pour déclarer son réveil.
Facheng montra du doigt une boîte d’encens et lui dit :
- Qu’est-ce qu’il y a dedans ?
- Que voulez-vous dire ?
- Qu’y a-t-il à la place de votre éveil ?
HongzhiHongzhi Zhengjue (1091–1157), disciple de Danxia Zichun. dessina un cercle en l’air, puis fit le geste de le lancer derrière lui.
- Quelle limite ont ces vieux qui font des boules de boue ? demanda Facheng.
- Faux.
- Tu l’as atteint quand tu as cessé de voir les autres.
- Oui, oui.
HongzhiHongzhi Zhengjue (1091–1157), disciple de Danxia Zichun. devint par la suite un disciple de Danxia ZichunDanxia Zichun (1064–1117), disciple de Furong Daokai..
DanxiaDanxia Tianran (739–824), disciple de Shitou Xiqian. demanda :
- Quel est le moi qui existe avant le kalpakalpa
Unité de temps, correspondant à une ère cosmique. vide ? - Une grenouille au fond du puits avale la Lune. Malgré la nuit, par trois fois le store de la fenêtre fut illuminé.
- N’en dis pas plus.
HongzhiHongzhi Zhengjue (1091–1157), disciple de Danxia Zichun. commença à parler, mais DanxiaDanxia Tianran (739–824), disciple de Shitou Xiqian. le frappa avec son hossuhossu
Chasse-mouche symbole de la transmission. et dit : « Ne le dis pas ! » En entendant ces mots, HongzhiHongzhi Zhengjue (1091–1157), disciple de Danxia Zichun. fut libéré. Il s’inclina.
- Tu ne peux pas dire quelque chose ?
- Aujourd’hui, on m’a volé et j’ai perdu mon argent.
- Sans repos, je t’ai frappé. Maintenant, c’est fini.
Un jour, lorsque Zhenxie QingliaoZhenxie Qingliao (1089–1151), disciple de Danxia Zichun., frère dans le dharmadharma
Le terme a de multiples sens — norme, loi, doctrine, chose, objet mental, phénomène… de HongzhiHongzhi Zhengjue (1091–1157), disciple de Danxia Zichun., prit la direction du monastère de Changlu. HongzhiHongzhi Zhengjue (1091–1157), disciple de Danxia Zichun. fit à pied le long voyage jusqu’à ChangluChanglu Zongze (?–1107?), disciple de Changlu Yingfu..
Alors qu’il s’approchait du temple, les assistants de ZhenxieZhenxie Qingliao (1089–1151), disciple de Danxia Zichun. remarquèrent que ses vêtements et ses chaussures étaient usés et troués. Rapidement, ils lui trouvèrent une nouvelle paire de sandales, et quand il fut arrivé, ils l’accueillirent en les lui offrant en cadeau.
HongzhiHongzhi Zhengjue (1091–1157), disciple de Danxia Zichun. leur demanda « Suis-je venu pour des chaussures ? »
Les moines, impressionnés par la modestie et le désintéressement de HongzhiHongzhi Zhengjue (1091–1157), disciple de Danxia Zichun., lui demandèrent de donner une conférence sur le Dharma et de prendre la place la plus honorable à la cérémonie.
Hongzhi ZhengjueHongzhi Zhengjue (1091–1157), disciple de Danxia Zichun. s’adressa aux moines en disant : « Si sur un remblai éloigné vous voyez des cornes, alors vous savez qu’il y a un bœuf. Si, sur une montagne lointaine, vous voyez de la fumée, vous savez qu’il y a un incendie. Mais que savez-vous tous ici avec certitude ? Comprenez-vous ? Quand l’oiseau appelle de son perchoir, le matin arrive. Quand vous sentez les fleurs de prunier, c’est que le printemps est arrivé. »
HongzhiHongzhi Zhengjue (1091–1157), disciple de Danxia Zichun. s’adressa aux moines en disant : « Quand les bouddhas parlent du Dharma, ils ne font qu’utiliser des feuilles jaunes pour empêcher les bébés de pleurer. Quand les patriarches transmettent l’enseignement, ils ne font que de vaines menaces. Quand vous atteignez ce point, vous devez connaître la cessation du soi, la réalisation de soi et la clarté de soi. Le Bouddha est réalisé dans chaque personne et le Dharma ne peut pas vous être transmis par quelqu’un d’autre. Si vous comprenez les choses de cette manière, alors vous êtes un grand adepte, un vrai moine à kesa, et vous avez mené à bien cette grande affaire. Frères ! Comment, après tout, allez-vous enfin trouver la paix ? Attendez que la neige fonde et le printemps arrivera naturellement. »
Un moine demanda à HongzhiHongzhi Zhengjue (1091–1157), disciple de Danxia Zichun. : « Qu’en est-il de ce qui est parti ? »
- Les nuages blancs s’élèvent jusqu’au sommet des vallées, les pics bleus se penchent haut dans le vide.
- Et de ce qui revient ?
- Tête couverte de cheveux blancs, laissant les falaises et les vallées. Au milieu de la nuit, descendant à travers les nuages jusqu’à l’étal du marché.
- Qu’en est-il de ce qui n’entre ni ne sort ?
- La femme de pierre le rappelle du rêve des trois royaumes. L’homme de bois s’assoit et fait tomber les six portes. En ces termes, la Voie des patriarches est clairement visible. Comprendre le chemin des patriarches est difficile.
Après une longue pause, HongzhiHongzhi Zhengjue (1091–1157), disciple de Danxia Zichun. ajouta « Est-ce que tu comprends ? Le coq gelé n’annonce pas l’aube des maisons de bois. Les pèlerins cachés traversent la montagne neigeuse. »
Au neuvième mois de [l’an 1157], HongzhiHongzhi Zhengjue (1091–1157), disciple de Danxia Zichun. visita [diverses personnalités de la région] et leur fit ses adieux. Le septième jour du dixième mois, il retourna au monastère. Aux petites heures du matin suivant, il se baigna et se changea. Il s’assit alors en zazen et fit ses adieux aux moines. Il demanda un pinceau à ses assistants, puis écrivit une lettre à Dahui ZonggaoDahui Zonggao (1089–1163), disciple de Yuanwu Keqin. du temple Ayuwang, lui demandant de s’occuper de ses dernières affaires.
Il écrivit ensuite ce verset :
Il posa le pinceau et mourut.
HongzhiHongzhi Zhengjue (1091–1157), disciple de Danxia Zichun. a laissé une importante collection d’enseignements, de prêches et de poésies connue sous le titre des Entretiens de Hongzhi, ainsi que deux compilations de cent kōan chacune.
Le maître chinois Wansong XingxiuWansong Xingxiu (1166–1246), disciple de Xueyan Huiman. ajouta ses propres commentaires à l’une d’entre elles, qui fut publiée en 1224 sous le titre Cóngróng lùCóngróng lù (Recueil de l’égalité) de Hongzhi Zhengjue. ; c’est l’un des plus importants recueils de kōan de l’école zen.
Il est également l’auteur du MokushomeiMokushomei de Hongzhi Zhengjue. un poème faisant l’éloge de la méditation sans objet.
Voir aussi
- La page d’Un Zen occidental qui lui est consacrée.
- L'explication du zen soto sur la différence Mokusho zen / kanna zen